Transhumanisme

Que penser du transhumanisme, ce courant philosophique qui clame sa volonté que l’humain ait accès à tout ce qui peut l’ « augmenter » i.e. qu’il ait librement accès aux machines, aux instruments qui pourraient décupler ses facultés physiques et intellectuelles?  Faire de lui une espèce de super héros.  Un surhomme.  Un « cyborg »?

Le transhumanisme, c’est quoi?

Un courant philosophique.  Les adeptes du transhumanisme veulent améliorer la condition humaine par l’augmentation des capacités mentales et physiques des humains. 

Ils considèrent que l’humain est imparfait.  Pour eux, les handicaps, la souffrance, la maladie, le vieillissement, la mort, la reproduction sont indésirables parce qu’ils manifestent un aspect transitoire à la vie.  Ils veulent et prônent l’immortalité.  Ils travaillent à la « construction » d’un humain augmenté qui dépasse les limites naturelles.  Ils œuvrent à la mise en place d’une nouvelle espèce, une nouvelle civilisation.

Ainsi, on développe actuellement des prothèses qui décuplent les possibilités des membres, des yeux, des oreilles, du cerveau, du cœur, etc.  Chez les gens du GAFAM, on travaille à pouvoir directement connecter le cerveau dans un ordinateur et de faire en sorte que le mouvement se fasse autant du cerveau à l’ordi que son contraire.

Comme le dit Alexis Cossette-Trudel, le transhumanisme est un pilier de l’idéologie du mondialisme, des globalistes.  Tout ceci est présenté dans un emballage attrayant; se fait, dit-on, dans le respect de la raison et de l’éthique de la science.  Le but avoué de l’exercice, affirme-t-on, s’inscrit dans la volonté de progrès et de valorisation de l’existence humaine (sic).

Il est altruiste de vouloir inventer une prothèse qui permettra à un individu de remplacer un bras perdu lors d’un accident.  Cependant, comme le dit le biologiste Jacques Testart, il ne faut pas confondre technologie de pointe – qui ne vise qu’à palier un manque – avec les volontés du transhumanisme qui désire augmenter, par une prothèse, les capacités d’un membre.  Dans ce dernier cas, on vise à avoir des performances inédites dans l’espèce humaine.  L’enjeu ultime du transhumanisme en est un de consumérisme :  aller toujours plus vite, devenir plus compétitif, etc.

Robotisation et réduction de la population mondiale

Ainsi, ces prothèses deviennent éventuellement des robots qui prennent la place des humains dans une usine.  On crée ainsi une masse de travailleurs dont on n’a plus besoin pour l’exécution de ces tâches.  Que fait-on alors de ces travailleurs qu’on ne peut reclasser ailleurs?  L’intention de ceux qui ont actuellement le pouvoir, à n’en pas douter, est de « disposer » de cette masse d’individus « inutiles » pour ne garder que ceux et celles aptes à entrer dans le système de production d’un monde idéal pour eux.  C’est ce qui justifie l’actuelle plan de réduction de la population mondiale des Bilderberg.  Le transhumanisme comme nouvelle mouture de ce qu’on appelait naguère l’eugénisme.

Créer un humain correspondant à ses besoins

Le domaine de la reproduction intéresse également les transhumanistes.  Déjà, en Californie, il existe des cliniques où l’on peut choisir son enfant avec les caractéristiques que l’on désire (QI, couleur des cheveux, des yeux, etc.). Actuellement, on est capable de féconder un ovule artificiellement, in vitro.  À l’autre bout du processus, on parvient désormais à maintenir en vie les enfants prématurés après un nombre de semaines de plus en plus retreint de gestation naturelle.  Si bien qu’à l’heure actuelle, on n’a qu’un tout petit pas à franchir pour être en mesure de contrôler complètement le processus de la reproduction et de mettre en marché un utérus artificiel.  Les spécialistes du domaine disent qu’on y est presque.  Et, lorsque ce sera le cas, les laboratoires pourront à loisir créer les individus que les entreprises recherchent.  On n’aura plus besoin de cette humanité imparfaite.  Autre raison de l’éliminer.

Au bout du compte, à qui sert le transhumanisme?

D’une part, avec le transhumanisme, on vise l’immortalité.  D’autre part, on ne cesse de nous rabâcher les oreilles que nous sommes trop d’humains sur Terre.  Qu’est-ce qui se passera lorsque nous tous, et nos enfants, deviendront immortels?  Équation impossible!  Alors, qui profitera du transhumanisme?  À qui s’adresse les « bienfaits » de ces technologies?  Évidemment, pas à tout le monde.  Uniquement à ceux que l’on aura sélectionné pour vivre ici-bas.  Bref, à une élite.  Qui définira cette élite?  Qui a l’argent, le pouvoir … ? 

Le coût actuel de ces technologies est très élevé.  On ne peut les offrir à tout le monde via un système de santé public.  Cette nouvelle technologie ne s’adresse qu’aux plus riches.

Une vision mécaniste de l’humain

La raison.  Voilà bien ce qui caractérise le transhumanisme.  Dans cette idéologie, il n’y a aucune place pour les sentiments.  En fait, la vision de l’humain, de la vie est ici complètement mécaniste.  Elle oblitère totalement l’aspect fondamental de ce qui constitue un humain :  son âme.

La naissance, la souffrance, la mort, la maladie, le vieillissement FONT que nous sommes humains.  Ces épreuves sculptent notre âme, forgent notre personnalité, bâtissent notre courage, nous rendent majestueux, magiques.  Elles donnent un sens à l’existence.  C’est à se demander si les transhumanistes ne fuient pas ces épreuves tout simplement par peur, par couardise.  Bref, par manque de maturité.

Il y a un très grand risque à mettre ces technologies dans les mains de personnes irresponsables.  Parce que la maturité ne vient pas avec le bras qu’on greffe, par exemple.  Elle est pour ainsi dire en option!  Certains individus pourraient se croire invincibles avec un organe augmenté.  Et l’invincibilité pourrait être accompagnée par l’infaillibilité i.e. la croyance que tout ce qu’on fait est bon, respecte le bien.

Par définition, les humains sont immortels!

On ne compte plus maintenant les médecins, psychanalystes, psychologues ou autres spécialistes qui travaillent sur les expériences de mort imminentes (EMI).  Ils en arrivent tous à la conclusion que la conscience ne se trouvent pas dans le cerveau et qu’elle s’éteint lorsque le corps cesse ses activités biologiques.  Au contraire, elle poursuit son chemin, sa vie … dans la plus grande joie!

À cette cohorte de thérapeutes s’ajoute l’expertise de tous ces médiums, homme et femmes, qui, depuis des lunes, font la démonstration qu’il existe une vie hors de la réalité que nous percevons dans notre quotidien.  Après ce que nous appelons la mort, la vie se poursuit dans un autre « monde ».  Alors, à ce moment-là, pour quelle raison vouloir, par un gadget scientifique, devenir immortel?     

L’humain augmenté existe depuis des millénaires

De tout temps, l’humain désire accéder à plus grand que lui.  En fait, c’est carrément une raison de son existence :  grandir, avancer, évoluer.  Le but ultime :  devenir dieu, accéder au divin.  D’autres civilisations que l’occidentale ont élaboré des méthodes pour y parvenir.  Et ce, depuis des millénaires (les transhumanistes, en ce sens, sont très en retard!).  Le « problème » c’est qu’elles ont réussi sans prendre de pilules, sans être obligées de passer sous un bistouri ni avoir besoin d’ordinateur!  Pour accéder à cet état « augmenté », il faut simplement d’abord faire un travail d’introspection (découvrir l’origine de ses désirs, de ses aspirations, résoudre ses complexes, maîtriser ses émotions, ses pulsions, etc.), puis développer une discipline impeccable, touchant autant l’esprit que le corps. 

Éteindre son dialogue intérieur (soliloque) constitue la première étape du travail.

Inde et Mexique

Pour trouver cette méthode, il faut scruter les civilisations asiatiques et amérindiennes (notamment les Yaquis du nord-est du Mexique et du sud-ouest des États-Unis).  

On ne peut réduire le yoga à une simple technique de respiration tout en pratiquant des poses originales!  C’est avant tout un art corporel, plusieurs fois millénaire, qui constitue un « système de développement spirituel et moral s’appliquant directement à la vie quotidienne » (1).  En Inde, certains praticiens du yoga, les fakirs, ont développé différentes facultés et pouvoirs que l’on regroupe généralement sous le vocable : paranormal.  Par facultés, il est entendu la clairvoyance, la science du passé et de l’avenir, la vision microscopique et télescopique, la télépathie, la lecture et l’explication de la pensée d’autrui, la vision surnaturelle et celle des choses lointaine, la connaissance du langage des animaux, la compréhension des langues étrangères, etc.  Par pouvoirs, on entend le contrôle hypnotique, le contrôle extraordinaire des fonctions du corps, la lévitation, le contrôle des « esprits élémentaires », les voyages par l’ « esprit », le déplacement d’objets sans contact, la matérialisation ou la dématérialisation, la guérison à distance ou par imposition des mains.

Toutes ces facultés et pouvoirs ont été observés et recensés depuis des milliers d’années maintenant.  Ce ne sont pas des vues de l’esprit ou des reflets de notre imagination.  Ils constituent des faits!  Au Tibet, certains moines jouissent des mêmes possibilités.

La tradition des sorciers de l’Ancien Mexique a également développé les mêmes qualités.  Toute l’œuvre de Carlos Castaneda en fait la démonstration.  Son maître lui enseignait, entre autres, comment se déplacer au son de l’eau d’une rivière, se transformer en animal, développer son double et se retrouver en deux endroits simultanément (ubiquité), voir les humains comme des œufs lumineux, voyager partout dans le cosmos, percevoir différentes entités, etc.  Les sorciers de cette tradition sont immortels.  Ils ne meurent pas mais se dissolvent simplement dans l’éther, deviennent pure énergie. 

Conclusion

On peut très bien s’ « augmenter » sans avoir recours à des prothèses ou à toute la quincaillerie proposée par les gens du GAFAM.  Il suffit simplement de devenir équilibré mentalement, faire nos actions de façon morale en ayant comme objectif de grandir spirituellement.

Bref, se défaire de nos désirs d’enfant roi.  Devenir simplement mature. 

Vivement l’Événement et l’Ascension!


(1) Wood, Ernest E.  La pratique du yoga ancien et moderne.  Nouvelle présentation des aphorismes du yoga de Patanjali, interprétés à la lumière de la psychologie ancienne et moderne et de l’expérience pratique.  Préf. de Paul Brunton.  Paris, Petite bibliothèque Payot, 1969.  213p.

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