L’état profond dans la production biologique

On joue sur les mots et on triture les concepts afin qu’ils s’intègrent dans l’idéologie globaliste.
Mine de rien, on nous offre le modèle qui nous a amené directement dans le mur mais sous un nouvel emballage.

La réalité sous le mécénat

Au début du 20è siècle, John D. Rockefeller était considéré comme le premier milliardaire aux ÉU.  Il était si riche que les politiciens ont décidé alors de passer une loi pour limiter sa « progression », une loi anti-monopole.  En réaction à cette loi, John D. a dû fractionner sa Standard Oil en de multiples compagnies.  Et il a eu une idée de génie.  S’il ne pouvait posséder tout ce qu’il voulait, il allait devenir un mécène, financer toutes sortes d’organisations, de projets via des « dons ».  Une idée de génie en ce sens que, sous couvert de philanthropie, il allait avoir une très bonne idée du pouls de la société en général d’une part, et contrôler, d’autre part, tout ce qui se faisait dans de multiples domaines car, comme on ne mord pas la main qui nous nourrit, les groupes ou personnes subventionnés n’iraient jamais contre les intérêts de leur bienfaiteur, bien au contraire.

Évidemment l’idée a été adoptée par toutes les fortunes d’alors :  Ford, Carnegie, etc.  Résultat :  ces fortunes, que l’on désigne généralement sous le terme d’oligarques, contrôlent aujourd’hui (et depuis lors) non seulement tout ce qui est d’affaires mais aussi tout ce qui apparaît comme civil, social.  Ces fortunes sont entre autres très présentes dans les réseaux scolaires en finançant moult départements, facultés, chaires ou quelques autres organisations universitaires et professionnelles mais aussi, plus généralement, d’éducation au sens plus large.

Ainsi, on peut donc se rendre compte que ces gens ne « donnent » rien.  D’ailleurs, c’est une des raisons pour lesquelles ils sont riches.  Tous leurs « dons » sont stratégiques :  ils visent, de quelque manière que ce soit, à développer ou consolider le pouvoir qu’ils ont bâti au cours du temps.  La chose est d’autant plus évidente que les gouvernements, sur lesquelles ils possèdent aussi une mainmise, ont passé des lois fiscales leur permettant de déduire de leurs revenus les « dons » qu’ils font.

Le loup dans la bergerie

Depuis quelques années, une famille de ces oligarques, les Desmarais, est impliquée dans la production de légumes biologiques au Québec via La Ferme des Quatre-Temps.  N’ayant aucune compétence dans ce domaine, elle s’est associée avec un producteur « vedette », Jean-Martin Fortier, auteur d’un manuel de jardinage, Le jardinier maraîcher, vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires partout en francophonie.

Qu’est-ce que les Desmarais viennent faire dans l’agriculture, alors qu’ils sont plutôt reconnus pour œuvrer dans la haute finance?  Se seraient-ils convertis et désireraient-ils promouvoir une agriculture durable, diminuer la pollution et amener la santé à l’humanité?  Auraient-ils eu une révélation?  Permettez-moi de ne pas être naïf à ce point.

D’autre part, quel est l’intérêt de Jean-Martin Fortier de copiner avec ce « richissime philanthrope », pour utiliser la formule qu’il emploie dans le film La ferme et son état, pour qualifier son acolyte?  Parce que M. Fortier n’a nullement besoin de ce projet pour vivre puisque la ferme qu’il possède avec sa conjointe, Les jardins de la grelinette, fonctionne à fond la caisse dans le business du panier bio.  Ne serait-ce pas parce que les deux ont la même vision, pensent de la même manière, se retrouvent sur la même longueur d’onde idéologique?  Pratiquement, ce mode de penser se traduit par :  soutirer de la Terre le maximum qu’elle peut donner, payer ses employés le moins cher possible, vouloir contribuer à mettre le « progrès » en place, établir les bases d’un « nouvel ordre mondial », en quelque sorte.  

Si l’on peut douter que les Desmarais aient eu une révélation, il n’en n’est pas de même de M. Fortier.  Lui s’est vraiment éveillé à l’argent.  Lors d’un stage qu’il a fait sur la ferme de Richard Bélanger, gaspésien installé à Santa Fe au Nouveau-Mexique, il s’est rendu compte à quel point la production de légumes était payante.  Il s’étonnait à chaque week-end des milliers de dollars qui entraient dans la caisse du fermier.  Comme il le dit dans une conférence qu’il a donnée pour Les amis de la Terre, cet événement a été un fait marquant de son cheminement

Le « biologique » vidé de sa substance

Comme je l’explique dans une conférence qui supplémente mes Rêveries d’un jardinier solitaire et que j’ai mise sur ma chaîne Youtube, Évolution de la méthode biologique 1960-2018, la méthode de production biologique n’est plus du tout ce qu’elle représentait à ses débuts. D’alternative et en réaction à l’agriculture industrielle naissante qu’elle était à l’origine, elle a de nos jours complètement été récupérée par le système.  À ce point que des producteurs certifiés, tel Jean-Martin Fortier, clament haut et fort qu’ils pratiquent le « bio intensif ».  Or, intensif représente justement un qualificatif utilisé pour décrire l’agriculture industrielle, productiviste!  Mais beaucoup d’autres facteurs, que je vous laisse découvrir à l’audition de cette conférence, caractérisent comme industrielle l’agriculture biologique actuelle, notamment celle de la production de légumes, le maraîchage.

Arguments agronomiques

Les méthodes culturales employées à La Ferme des Quatre-Temps sont-elles durables comme on le prétend?

À la lumière des plus récentes découvertes agronomiques faites lors des 40 dernières années, nous connaissons mieux maintenant comment fonctionne le sol, sa microbiologie, sa faune.  Or, les chercheurs de pointe dans ce domaine en arrivent à la conclusion que, dès que l’on introduit un outil dans le sol, on amorce un processus de désertification.  Le premier à avoir découvert la chose est Masanobu Fukuoka.  Sa trouvaille a été reprise par les pionniers de la permaculture.  J’explique plus en détail ce phénomène dans une autre conférence sur ma chaîne Youtube et qui supplémente encore mes Rêveries d’un jardinier solitaire :  La fertilité du sol.  La chose est à retenir puisque dans le projet de la Ferme des Quatre-Temps, on continue à travailler le sol avec toutes sortes d’outils.  Par conséquent, la pratique culturale utilisée n’est pas du tout durable.  

En outre, lorsqu’on travaille la terre, ce qui fait croître les légumes, ce n’est pas essentiellement la capacité du sol à les nourrir.  Cela se fait alors surtout par des engrais, « boosters » de plantes, tel le compost.  Or, comme je l’explique dans La fertilité du sol, composter c’est polluer.  De plus, tout apport d’engrais déstabilise l’homéostasie du sol, c’est-à-dire le rapport bactéries/champignons. Encore ici, la pratique agricole retenue sur La ferme des Quatre-Temps ne peut pas être considérée comme durable ni écologique.

Pour avoir de beaux légumes bien « gras », on utilise un système d’irrigation élaboré.  Or, arroser en période normalement sèche, sous climat tempéré, favorisera la minéralisation au détriment de l’humification donc accélérera la dégradation du sol.  Une autre pratique qui n’est pas écologique et durable.  En fait, dans la méthode culturale adoptée à la Ferme des Quatre-Temps, comme en agriculture industrielle productiviste, on considère le sol plutôt comme un support que comme un générateur de nourriture pour les plantes.

La Ferme des Quatre-Temps

Comme toute bonne entreprise, La Ferme des Quatre-Temps possède un site en ligne que tout le monde peut consulter.  Une brève analyse de ce site nous en dit beaucoup sur le modus operandi de cette organisation.

Sur la page d’accueil, on ne s’attarde pas trop à élaborer sur l’origine du projet, sa structure financière, le partenariat entre M. Fortier et M. Desmarais, sur le côté durable (ou non) des méthodes employées.  En fait, on ne dit pour ainsi dire rien à ce sujet.  N’y aurait-il pas là un manque de transparence?  Serait-ce qu’on ne veut pas que l’on fouille trop cette avenue?

Par contre, on affirme développer une « approche entrepreneuriale de l’agriculture ».  Ici, les intentions sont claires :  une ferme présentée comme une entreprise, gérée comme telle.  Ce n’est plus celle de nos anciens qui transmettaient d’abord et avant tout un patrimoine, un capital foncier à leurs enfants, aux générations futures et surtout, un moyen d’être complètement (ou presque) autarcique, de se suffire à soi-même et ne rien devoir à personne, notamment aux banques.

Un autre objectif de la ferme expérimentale est :  « d’ouvrir la voie vers un modèle agro-alimentaire plus écologique et nourricier pour l’ensemble du Québec ».  Est-ce que la ferme de nos grands-parents n’était pas écologique et nourricière?  Elle était championne dans le domaine!  Et indépendante financièrement en plus!  Pourquoi alors ne pas simplement remettre au goût du jour ce modèle ancestral de production artisanal en y ajoutant les récents savoirs agronomiques et une machinerie performante?  Les Amish aux ÉU sont réputés être prospères et avoir des fermes rentables … en n’utilisant que les chevaux!  Qu’est-ce qui a détruit ce modèle performant?  À qui l’abandon des fermes et la mise en place de l’ère industrielle a-t-il profité?  Cette ferme expérimentale, ce modèle qu’on veut développer, à qui profitera-t-il d’abord et avant tout?  Incitera-t-il la relève à y souscrire?  En aura-t-elle les moyens financiers?

Un autre facteur nous indique clairement où cette ferme se trouve idéologiquement, ce qui sous-tend son action :  la section « La ferme dans l’actualité ».  On y retrouve des liens qui nous renvoient uniquement à des émissions de télé, entrevues radiophoniques et télévisuelles, articles de journaux (La Presse, entre autres, propriété de la famille Desmarais), dans ce qu’il est convenu d’appeler la presse « main stream ».  Aucune référence à la presse alternative.  Or, lorsqu’on sait que ces médias de masse se retrouvent sous contrôle de globalistes, il est clair qu’on fait ici la promotion d’un modèle économique qui n’a rien à voir avec la réelle écologie, le véritable développement durable.  Bien au contraire.

Si l’on regarde la « Foire aux questions » du site, on remarque que l’essentiel des questions s’y trouvant ne visent que le côté « business » du projet.  On peut résumer ces questions en deux catégories :  comment acheter les produits de la ferme et comment y travailler.  Dans ce dernier aspect, on parle essentiellement de :  « programmes de stages et apprentissages à des candidats qualifiés. ».  On ne parle pas de conditions d’embauche, de salaires et de conditions de travail pour un futur employé.  Autre point :  rien dans la « Foire aux questions » ne laisse penser que l’on peut trouver là quelque forme d’aide ou de réponse à des questions agronomiques ou de mise en marché.  On nous indique qu’on est là pour faire des affaires et non pas pour aider.

Bien sûr, on peut poser, directement sur le site parce qu’aucune autre adresse n’y figure, les questions que l’on désire.  Je l’ai fait entre Noël et le jour de l’An 2019.  À date, aucune réponse.  Je serai compréhensif :  l’hiver n’est pas nécessairement la haute saison pour eux.  Par contre, j’aimerais bien avoir une réponse.  Ma question avait trait à la raison sociale de l’entreprise car, sur la page d’accueil on dit : « Une entreprise sociale initiée par un ensemble de philanthropes et praticiens de l’agriculture biologique ».  Veut-on dire que c’est-ce une entreprise d’économie sociale?  Une OBNL comme La Presse l’est devenue face à de graves difficultés financières?  La chose a son importance puisque les entreprises d’économie sociales sont éligibles à des subventions auxquelles les entreprises privées n’ont pas droit.   

Conclusion

Dans le documentaire La ferme et son état, M. André Desmarais dit :  « Moi, je suis en train de faire une ferme écologique, « sustainable ».  Remarquons ici qu’il ne travaille pas sur le terrain.  Tout ce qu’il fait, c’est apporter les capitaux.  Pour l’exécution des travaux, il fait appel à des travailleurs.  Lui est strictement un « gentleman farmer » qui développe un modèle qui prolétarise l’agriculture.  Ceux qui travaillent dans les champs sont des individus mal rémunérés (s’ils le sont!) et ceux qui possèdent la ferme sont de gros gestionnaires de portefeuille.   

En outre, M. Desmarais veut que M. Fortier :  « trouve des nouvelles façons pour que les fermiers, dans le futur, aient accès à de la technologie, de l’intelligence, des façons de faire qui ne seraient pas possibles s’ils étaient seuls. »  Remarquons encore ici que nos grands-parents possédaient des techniques qui faisaient qu’ils étaient seuls (avec les membres de la famille, sans employés). 

M. Desmarais désire que sa ferme soit éducative.  Quant à lui, J-M Fortier affirme dans La ferme et son état que cette ferme aura un rayonnement mondial.  Donc, on ne s’en cache pas :  on veut élaborer un modèle de ferme pour l’avenir qui s’exporte partout dans le monde.  Comme des concessions de McDo.  Est-ce que ce modèle tiendra compte des spécificités climatiques et géologiques partout sur la planète?  Qui ce modèle favorisera-t-il?  Qui en tirera bénéfice?  Certainement pas les travailleurs ni les consommateurs.  Les bénéficiaires seront d’abord et avant tout les biens nantis, ceux qui possèdent des capitaux.

D’ailleurs, si l’on regarde bien les photos sur le site, on s’aperçoit rapidement que c’est une entreprise qui demande une très forte capitalisation :  terrain, bâtiments, serres, machinerie, etc.  Aucun jeune de la relève ne pourrait se payer ce « trip » de riche.  Cette ferme modèle en est une strictement pour les ultras riches.

Nous pouvons lire sur le site :  « promouvons les systèmes alimentaires régionaux »,  « agroécologie et … permaculture », « gestion holistique des pâturages permanents» :  on surfe ici sur des concepts à la mode mais, en réalité, on ne les comprend pas réellement et tout ce qu’on nous sert, c’est le modèle industriel qui nous a amené directement dans le mur … mais sous un nouvel emballage.  On n’est pas du tout l’image que l’on nous donne.

Les globalistes s’intéressent au biologique parce qu’il est maintenant descendu à leur niveau.

Quelle sera la ferme du futur, le véritable nouveau modèle agricole durable de demain?

Si la Ferme des Quatre-Temps n’est qu’un autre modèle d’agriculture industrielle qui nous amène droit dans le mur, à la faillite écologique, quel sera le modèle futur d’une agriculture et d’une ferme qui sera vraiment en équilibre avec l’environnement et durable?

  1. Un modèle agricole qui s’inscrira dans une nouvelle direction que doit prendre l’humanité à savoir une décroissance économique.  La Terre ne peut plus supporter le « progrès ».  Comme le dit Pierre Rabhi, le « progrès » c’est le problème, pas la solution.  Gaïa, notre planète, ne peut plus supporter les pollutions et les pratiques culturales dégradantes qu’on lui inflige.
  2. Un modèle agricole, donc, qui respectera la Terre dans son intégralité, qui aura des pratiques réellement en accord avec les lois naturelles de la vie, qui ne « forcera » d’aucune sorte les plantes et les animaux dans leur croissance et leur développement.
  3. Une ferme qui réduira au strict minimum le travail de la terre, voir l’éliminera
  4. Une ferme qui réduira au strict minimum l’emploi d’engrais et entretiendra d’abord et avant tout la fertilité intrinsèque du sol.
  5. La ferme du futur s’inscrira dans un système politique qui autorisera une pluralité syndicale en espérant que les syndicats reconnus ne seront pas tous sur le logiciel globaliste.
  6. La ferme de demain s’inscrira dans un système politique qui donnera une place et favorisera particulièrement les fermes à petit volume.  C’est important puisque l’on sait que plus une ferme est petite, plus elle est efficace, performante (cf. Roméo Bouchard, Plaidoyer pour une agriculture paysanne.  Éditions Écosociété, c2002).  À l’heure actuelle, partout dans le monde capitaliste, l’essentiel des subventions gouvernementales dans le domaine agricole va aux fermes les plus grosses, celle qui produisent le plus.  Elles oublient pour ainsi dire les petites fermes, celles à bas volume.
  7. Un modèle agricole dans lequel on reconnaîtra le travail du producteur.  Par conséquent qui augmentera sensiblement le prix des denrées alimentaires.  Depuis toujours, le métier de paysan a été méprisé, dévalorisé.  Historiquement, ce sont des esclaves et des pauvres qui ont produit la nourriture.  Il faut adouber les fermiers et les travailleurs agricoles et voir à ce que le fruit de leur labeur puisse les faire vivre dignement et cesser de les mettre en marge.
  8. Le modèle agricole de demain s’inscrira dans un monde où les humains adopteront un nouveau comportement envers ce qu’ils produisent et réduira au minimum le gaspillage.  À l’heure actuelle, 50 % des denrées alimentaires que nous produisons finissent aux poubelles.  Et l’agriculture biologique n’est pas exclue de ce phénomène.
  9. Le modèle agricole de demain s’inscrira dans un nécessaire virage alimentaire chez les humains, particulièrement les occidentaux.  Nous devons rapidement réduire notre consommation de viande et de produits laitiers.  La production d’animaux pour leur lait ou leur viande est une catastrophe écologique.  Elle constitue la principale source de pollution et de dégradation environnementale.  En outre, la consommation de laits animaux de toutes sortes et de viande n’est absolument pas nécessaire à la santé humaine.  Au contraire, elle va à l’encontre.
  10. Le modèle agricole de demain s’inscrira dans un modèle économico-politique qui rendra le foncier, la terre, disponible à quiconque veut en tirer sa subsistance, qu’il fasse métier d’agriculture ou non, à un prix raisonnable et accessible aux moins fortunés.  Le foncier est un patrimoine collectif qui doit servir l’ensemble de la communauté et non pas être propriété ou à l’usage exclusif des riches. 
  11. Le modèle agricole de demain exclura le foncier, la terre, de toute présence du domaine financier en son sein.  Le territoire d’un pays est un bien collectif qui doit servir à l’ensemble de la population.  En aucune manière, il doit devenir la possession d’une minorité de bien nantis à des fins de spéculation.  Le zonage agricole doit inclure cet aspect dans son rôle de protection


Claude et Lydia Bourguignon. Le sol, la terre et les champs. Pour retrouver une agriculture saine. Paris, Éditions Sang de la Terre, c2015, 245p. ISBN 978-2-86985-326-3.

Ici, on fait l’histoire de la montée des Desmarais, liens politiques au long de leur histoire, leurs relations avec les politiques de différentes factions (libéraux et péquistes, entre autres). Leur contrôle de la presse au Québec.

L’État Desmarais: Power (La presse Cyberpesse etc FT) ½

 https://www.youtube.com/watch?v=gqfMVc-v3pk 58 min

L’État Desmarais: Power (La presse Cyberpesse etc FT) 2/2

https://www.youtube.com/watch?v=i4Z-KGHlF-M 37 min

L’empire Desmarais – Entretien avec Richard Le Hir (1re partie)

https://www.youtube.com/watch?v=8iSoDQR212o 17 min

Entretien avec Richard Le Hir – L’empire Desmarais, 2e partie

https://www.youtube.com/watch?v=5EJqRoKDSmY 15 min

Entretien avec Richard Le Hir – L’empire Desmarais, 3e partie

https://www.youtube.com/watch?v=ZbqGPiGmivM 12 min

L’État profond canadien et ses complices québécois

https://www.youtube.com/watch?v=j-RUbSQwMS8&t=37s 22 min

Fête privée en l’honneur de madame Jacqueline Desmarais, épouse de Paul sr.  On reconnaîtra beaucoup de personnes connues.

https://www.youtube.com/watch?v=M7OlFp_9U_E 2 h 9 min

Denis Robert : « Juncker est la marionnette des milliardaires » – Bercoff dans tous ses états

https://www.youtube.com/watch?v=YBe394KeW3Y 16 min

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