Les médias

« Quand vous contrôlez l’information, vous contrôlez la réalité.  Vous contrôlez la conscience. »  Peter Levenda

Tout ce que vous pouvez lire, entendre ou voir dans l’ensemble des médias est une comédie.  Une immense pièce de théâtre dont les acteurs sont les politiciens, les artistes, les scientifiques, les religieux, les économistes, les portes-paroles d’ONG, les directeurs de grosses boîtes, les journalistes, etc.  Les décisions les plus importantes, les activités les plus étonnantes, les informations les plus cruciales en sont totalement exclues.

Pour contrôler la population et en retirer le maximum de profits, il faut qu’elle soit homogène c’est-à-dire que tous ses membres pensent et agissent dans le même sens.  C’est aussi plus efficace du côté marketing lorsqu’on a un produit à vendre car les media servent aussi grandement à cela : vendre. 

Les médias ont essentiellement deux utilités majeures.  D’abord, déprogrammer les individus en les dépossédant de leurs capacités à réfléchir et prendre des décisions pour leur bien personnel et celui des gens qui les entourent.  Déconstruire en quelque sorte les repères, les identités qui font que les individus sont forts.  Ensuite, les reprogrammer, les reformater pour en faire une masse docile, déshumanisée.

Les médias servent à niveler l’opinion publique, proposer des modèles de comportement.  Ils prennent le relais de l’éducation.  Ils en sont le prolongement.  Tout être humain libre penseur est une menace.  Vous n’entendrez jamais parler de conspiration ou de théorie du complot dans les médias parce qu’ils en font partie.  Ils en sont même un maillon très important.  Les médias nous disent constamment ce que l’on doit croire et penser.  On parle ici d’information-conditionnement qui est devenue un moyen de propagande.

Un seul point de vue : celui du propriétaire du médium

Un secret de polichinelle.  Que ce soit en politique, en science, en art, etc., le point de vue qu’on offre à « bouffer » aux gens est toujours celui du propriétaire du médium par lequel les gens absorbent l’information-conditionnement.  Si l’info chaude du moment amène un point de vue opposé à l’idéologie du patron, soit on ne la publie/diffuse pas, soit, rapidement, on trouve un détracteur (ou on le crée de toutes pièces) pour remettre le tout dans l’ordre.  La désinformation est érigée en système.  On modifie à volonté le sens d’un événement ou les paroles d’un individu simplement par la manière de présenter la chose.  On peut donc construire ainsi la réalité, on crée de l’illusion.  Beaucoup de ce qu’on nous présente est faux.  Le contrôle ultime c’est de contrôler les gens sans qu’ils s’en aperçoivent.  Quiconque ne possède pas un esprit critique accepte sans poser de questions la réalité présentée dans les médias.

Apprendre que tel impresario d’une vedette internationale vient de décéder ne change rien au monde.  Cependant, savoir qu’on trame une guerre en coulisse dans une réunion du groupe Bilderberg, cela a une incidence marquée sur la vie de pas mal de monde.

En possédant les médias, on contrôle « l’éducation continue » c’est-à-dire que, quotidiennement, par l’information, on formate les masses en ne retenant que ce qu’on veut dévoiler, comment on veut le dévoiler … quand on ne construit pas carrément la nouvelle.

L’impartialité d’un journaliste?  En fait, c’est sa capacité à « packager » l’information dans le sens que le patron veut qu’elle soit rendue.  Les journalistes ne sont plus en fait que des agents de communication.  Ils ont perdu la liberté de faire leur boulot comme ils le devraient, c’est-à-dire enquêter, montrer les différents points de vue.

Extrait tiré de:

Guy Boissé. Petit guide pour aborder l’avenir. Lanoraie, Essor-Livres Éditeur, c2017, 518p. ISBN 978-2-924695-41-8. pp. 351-352.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *